Le directeur du périscolaire a demandé une disponibilité pour convenance personnelle d’un an à compter du 1er septembre 2026.
Lors du conseil municipal du 4 juillet 2026, une délibération a été mise au vote pour la création d’un poste d’adjoint d’animation enfance – jeunesse à temps complet.
Madame la Maire a justifié la création de ce poste pour assurer la continuité de service due à la vacance du poste pour les 12 prochains mois.
Il faut savoir que le titulaire du poste peut à tout moment demander à réintégrer le service avant et à la fin de sa disponibilité.
Alors pourquoi créer un poste puisque le poste existait et continue d’exister pendant l’absence du titulaire ?
La justification donnée pour la création du poste est que le titulaire du poste, le directeur du périscolaire, a été recruté comme adjoint technique et non comme animateur principal de 2ème ou 1ère classe a minima ou plus logiquement comme animateur territorial de catégorie B puisqu’il a des missions d’encadrement des animateurs.
Si c’est la justification, le titulaire du poste, le directeur du périscolaire jusqu’au 31 août, aurait dû postulé sur le nouveau poste créé d’animateur et parallèlement le poste d’adjoint technique aurait dû être supprimé après un vote en conseil municipal.
Ainsi l’effectif des employés municipaux restait constant : +1 -1 =0
Que nenni ! La réalité est toute autre !
Ce n’est pas une mais deux offres d’emploi d’animateurs enfance-jeunesse qui ont été publiées : une le 26 juin et une autre le 6 juillet 2026.
La première offre est un poste d’animateur en CDD ouvert uniquement à un contractuel pour « remplacement temporaire d’un agent sur emploi permanent » pour une durée de 12 mois avec un grade d’adjoint d’animation ou adjoint technique.
La seconde offre est aussi un poste d’animateur pour un CDI avec cette fois uniquement au grade d’adjoint d’animation, ouvert aux contractuels pour une durée de trois ans renouvelable pour une durée maximale de 6 ans.
Donc si nous nous en tenons aux libellés des offres d’emploi, seul le poste en CDD était justifié pour remplacer le poste laissé vacant suite à la disponibilité du titulaire.
Là où les explications deviennent ubuesques, c’est quand on apprend que ni la personne qui sera recrutée sur poste en CDD ni celle sur le poste en CDI n’exerceront les missions de direction du périscolaire !
En effet, ces missions seront assurées par une personne en cours de formation au Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Direction (BAFD) avec statut de stagiaire puisqu’elle n’est pas encore diplômée, laquelle personne occupe par ailleurs un poste d’Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelle (ATSEM), et mise à disposition du SIVU à l’école d’Ousse-Suzan.
Donc pour remplacer le titulaire du poste de directeur du périscolaire, ce n’est pas une, ni deux mais TROIS personnes.
La cerise sur le gâteau…
Selon les informations connues, la tête de liste des élections municipales « Entre Racines et Avenir » avait affirmé vouloir privilégier l’emploi des Ygossais.
Manifestement une fois élue, madame la Maire a été frappée d’amnésie sur cet engagement puisque le poste en CDI a été attribuée à une personne résidant à Ousse-Suzan et celui en CDD à une personne résidant à Rion des Landes.
Pourtant des personnes d’Ygos ayant les compétences et l’expérience demandée avaient postulé.
En conclusion, un poste a été créé lors du vote de la délibération conseil municipal du 4 juillet sans que n’ait été évoqué la parution le 26 juin du poste en CDD par madame la Maire ou ses adjoints.
La Cour des Comptes Régionale, dans son rapport du 7 mai 2025, avait alerté sur le fait que l’effectif des employés communaux était déjà supérieur à celui de communes équivalentes.
Quelles seraient ses conclusions aujourd’hui sur l’augmentation des charges de personnel suite à la création d’un poste supplémentaire surtout après avoir déjà doublé le montant prévisionnel des subventions accordées aux associations ?

