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Que vive la démocratie municipale !

Les chroniques d’Auros– Episode 1 : Papotages après repas entre amis …

Il y a quelques jours, pendant leur promenade digestive, des amis de longue date, Marie-Madeleine et Joseph 60 ans de vie commune, Ralph célibataire endurci et Stéphanie veuve de Paul, ont déambulé jusqu’au stade de football de la commune.

Au premier abord, le terrain ne semble pas trop mal mais en y regardant de plus près, ils se sont bien rendu compte que le terrain n’était pas pour l’instant praticable, malgré l’herbe fraîchement tondue : partout des îlots de terre sans pelouse.

Ralph, toujours bien informé, a précisé à ses camarades de balade que cela était dû à la panne de la pompe du forage qui sert à l’arrosage du terrain et que le premier match de l’équipe première qui devait se dérouler à domicile, serait joué dans une commune qui a accepté de prêter son terrain !
Et Ralph d’ajouter : « en plus, pas de match à domicile, c’est une perte sèche de recette pour le club car pas de buvette ni vente de restauration ! et je te dis pas les frais de déplacements supplémentaires avec un gasoil à 2,30€ ».


Stéphanie, d’humeur badine comme à son habitude, en regardant l’herbe haute sous les balustrades, s’est aperçue que certains panneaux publicitaires ne sont pas lisibles dans leur totalité. Elle fait alors remarquer à ses amis, que ses petits-fils étaient inscrits au foot, les dirigeants du club lui avaient expliqué l’importance de ces panneaux publicitaires qui apportaient des revenus complémentaires au fonctionnement de l’association.
Et d’ajouter : « Sûr que les annonceurs ne vont pas être contents de cette situation. J’espère qu’ils ne vont réfléchir à deux fois avant de renouveler leur contrat si rien n’est fait avant le premier match à la maison. »

Marie-Madeleine a supposé que c’était certainement fait exprès pour favoriser la biodiversité de laisser ce havre de paix pour les insectes.
Joseph, chafouin depuis son plus jeune âge, a dit que c’était certainement pour lutter contre la pollution visuelle et supprimer à terme ces panneaux publicitaires disgracieux mais que les employés municipaux n’y sont pour rien car ils ne font qu’exécuter les ordres qu’on leur donne. et d’ajouter en bougonnant « Fraudait pas les incriminer quand même, ils sont bien vaillants ! »

Mais Ralph, qui connaît bien l’équipe municipale élue (il a usé ses fonds de culotte sur le banc avec certains d’entre eux), n’a pas de doute qu’ils n’hésiteront pas à compenser lespertes du club de foot en accordant une subvention substantielle pour soutenir le club (comme cela a été le cas pour la micro-crèche) si les pertes de recette devaient continuer du fait de la délocalisation des matches qui auraient dû se jouer à domicile.

Et les quatre amis de conclure qu’ils n’avaient pas de doute que tout serait mise en œuvre de la part de la commune pour que tout rentre dans l’ordre au plus tôt.
Fiction ou anticipation : l’avenir le dira…